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La forêt de Fontainebleau dans la littérature

Depuis la fin du XVIIIe siècle, des écrivains parcourent la forêt de Fontainebleau, pour échapper à l'univers urbain, découvrir de nouveaux paysages et éprouver des sensations nouvelles. Ces séjours sont accessibles par leurs œuvres que nous vous invitons à lire…

Deux poètes locaux ont évoqué la forêt de Fontainebleau, mais leurs ouvrages n'ont pas été réédités :
- René-Richard Castel, La Forêt de Fontainebleau. Poëme, Paris, Deterville, 1805.
- Alexis Durand, La forêt de Fontainebleau, poème en quatre chants suivi de poésies diverses, Fontainebleau, chez l'auteur, Paris, Delaunay, 1836.

Alexis Durand

Parmi les auteurs dont les œuvres ont été rééditées, on peut citer par ordre chronologique de leur première parution :

- Étienne Pivert de Senancour (1770-1846) est un écrivain préromantique français admirateur de Jean-Jacques Rousseau. Après avoir voyagé en Suisse et séjourné plusieurs semaines en forêt de Fontainebleau, il publie en 1804 un roman épistolaire intitulé Oberman, plusieurs fois réédité par les romantiques. Dans ses lettres datées de Fontainebleau les descriptions des paysages sont liées à l'expression d'une mélancolie inguérissable. Sur le sentier bleu n°10, plusieurs noms évoquent Senancour et, ainsi qu'un médaillon de l'écrivain scellé sur une paroi de grès.

Le médaillon Oberman

- Senancour, Oberman, présentation, notes, dossier, chronologie, bibliogr. par Fabienne Bercegol, Paris, Flammarion, 2003. Lire les lettres XVII et suivantes…


- Hommage à C.F. Denecourt, Fontainebleau, Paysages-Légendes-Souvenirs-Fantaisies, par quarante deux auteurs, Barbizon, Pôles d'images, 2007 (1ère édition 1855).
- Plusieurs textes émanant d'écrivains plus ou moins célèbres évoquent Fontainebleau. Le plus connu reste celui de Théophile Gautier intitulé " Sylvain ", portait de C.F. Denecourt qui gardera ensuite ce surnom.

L'Hommage à Denecourt

- Henri Murger (1822-1861). Tenant de l'école réaliste, il connaîtra la célébrité en publiant les Scènes de la vie de bohème, un feuilleton dans lequel il met en scène ses amis artistes. Résidant à Marlotte depuis 1853, il publie Adeline Protat, Scènes de la vie de campagne l'année suivante. Près de la mare aux fées, un arbre porte son nom.
- Henri Murger, " La mare aux Fées ", Hommage à C.F. Denecourt…, op. cit., p. 67-69.

Alphonse Asselbergs, Un jour de mars à la Mare aux Fées. 1876

- Jules François Félix Husson, dit Fleury, dit Champfleury (1821-1889). Journaliste, critique d'art, dramaturge, et romancier, Champfleury est le cofondateur de la revue Le Réalisme. Après avoir participé à l'Hommage à C.F. Denecourt, Champfleury publie en feuilleton puis chez Poulet-Malassis (1859), un pamphlet intitulé Les Amis de la Nature dans lequel le sylvain Denecourt est grossièrement caricaturé sous les traits de Gorenflot.
- Champfleury, " Vision dans la forêt ", Hommage à C.F. Denecourt…, op. cit., p. 72-74. Récite cocasse d'un voyage à Fontainebleau par des touristes parisiens.

Champfleury

- Edmond et Jules de Goncourt, (1822-1896 et 1830-1870). Publié en 1866, ce roman est " une Comédie humaine de la peinture ". Le héros principal voit son talent progressivement ruiné par la femme qu'il aime, son modèle et sa maîtresse, Manette Salomon.
- Manette Salomon, édition établie par Stéphanie Champeau, Paris, Gallimard, 1996. La forêt de Fontainebleau à l'automne y est décrite dans le chapitre XCVI, avec une évocation rapide du travail des carriers.

Manette Salomon

- Hyppolite Taine (1828-1893). Philosophe et historien qui se rattache au positivisme, il évoque ses séjours à Chailly-en-Bière et Barbizon dans un ouvrage :
Hyppolite Taine, Vie et opinions de M. Frédéric Thomas Graindorge, Paris, Hachette, 1863. Voir le chapitre XIX, les artistes.
- Jules Michelet (1798-1874). Le grand historien, surtout connu pour sa monumentale Histoire de France, a effectué plusieurs longs séjours à Fontainebleau. En 1857, il loue une petite maison rue Damesne, d'où il part se promener en forêt avec sa femme : ses observations l'aident à terminer son nouvel ouvrage L'Insecte qui paraît la même année.
- Jules Michelet, Journal, tome II, 1849-1860, Paris, Gallimard, 1962. Voir notamment les pages allant d'août à octobre 1857.

Jules Michelet

- Gustave Flaubert (1820-1880). Romancier de premier plan de la seconde moitié du XIXe siècle, il a marqué la littérature française par la pertinence de ses analyses psychologiques, ainsi que ses descriptions de la société de son temps. Soucieux d'être fidèle à la réalité, il est venu à Fontainebleau pour préparer la rédaction de L'Education sentimentale (1869).
- Gustave Flaubert, L'Education sentimentale, Paris, Gallimard, 1965. Le voyage de Frédéric et Rosanette à Fontainebleau est situé dans la troisième partie l'ouvrage (I, p.347) : ils se découvrent Franchard, " Aspremont ", le Bas-Bréu, la Gorge aux Loups, le Long-Rocher…

Frédéric et Rosanette à Franchard


- George Sand, pseudonyme d'Aurore Lucile Dupin (1804-1876). Cette femme de lettres est souvent venue à Fontainebleau, d'abord avec ses amants (Musset en 1833, l'acteur Bocage en 1837), puis plus longuement avec son fils. Leurs promenades en forêt sont bien décrites dans Impressions et souvenirs, d'abord publiées dans le journal Le Temps en 1872, puis dans un ouvrage l'année suivante.
-  George Sand, Impressions et souvenirs, d'Ève Sourian, Paris, Editions des Femmes, 2005 et " Fragment d'une lettre écrite à Fontainebleau, août 1837 ", Hommage à C.F. Denecourt…, op. cit., p. 57-58.

 


George Sand

- Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier (1910-2007), il était professeur d'histoire-géographie tout en livrant une œuvre originale, en marge des courants dominants de la littérature de son époque. Il a souvent parcouru la forêt de Fontainebleau qu'il évoque dans Lettrines (1967).
- Lettrines. Paris, Corti, 1988-1990.


Julien Gracq